So much to do and so little time…

Courir après le temps, voilà un sport qui pourrait prendre sa place dans les prochaines disciplines des JO de 2014 en Russie. C’est en tous les cas, un sport dans lequel je pense être en mesure de battre certains records. Mais je sais aussi ne pas être le seul à me plaindre des journées trop courtes, mais pourtant incompressibles. Donc “so much to do and so little time”, cette phrase du Joker dans Batman me convient parfaitement, alors tellement de choses à faire et si peu de temps pour les réaliser, est ce une fatalité ?

Optimiser son temps avec le « multi-tasking »

Pour avoir « l’impression » de perdre le moins de temps possible, il faudrait pouvoir l’optimiser. C’est-à-dire faire plusieurs choses en même temps. Mais il est bien connu que le cerveau masculin est assez limité dans ce genre d’actions. Cela dit, pour nous épargner la comparaison avec les femmes, je préfère me baser sur les résultats d’une enquête londonienne, récemment effectuée surplus de 1 000 salariés que l’on a confrontés au multi-tasking électronique. Le principe : leur confier plusieurs tâches à réaliser en même temps que d’autres via leur Smartphone, leur ordinateur et leur agenda. Conclusion : rien de bon pour les neurones, que l’on épuise trop vite, et aucun efficience dans l’aboutissement des tâches, qui sont mal faites ou approximatives.

Conjuguer ses vies

Non, nous ne sommes pas dans un jeu vidéo,  et nous n’avons qu’une vie, si du moins, nous restons « terre à terre ». Pourtant, dans la forme, nous avons bien plusieurs vies : la vie professionnelle, la vie amoureuse, la vie de famille, la vie sociale (oui j’ai bien dit sociale)… Il faudrait donc pouvoir conjuguer toutes nos vies pour leur donner à chacune plus de temps. Mais si « à l’impossible, nul n’est tenu », quelle est la vraie solution ? Faire travailler sa femme, ses enfants et ses amis dans la même entreprise ? Prendre ses vacances avec tout ce monde là, pour optimiser le temps libre ? Mais d’ailleurs, est-ce bien normal d’avoir du temps libre quand on passe sa vie à manquer de temps ?

Relativiser et ne pas « procrastiner »

Non, tu ne procastineras pas, tu ne seras pas un retardataire chronique ! Pourtant, on aimerait tous pouvoir remettre au lendemain ce qui ne nous apporte pas de « petit plaisir » aujourd’hui. L’erreur est souvent commise et je n’échappe pas à la règle, mal m’en fasse. Donc même les choses les plus ingrates, même les échanges les plus déplaisants ou les missions les plus rébarbatives, je m’impose (dans la mesure du « possible ») à ne pas les retarder. Il faut les faire, en être débarrassé pour justement, pouvoir passer au meilleur.

Mais là encore, nous n’avons pas tous la même perception des choses. Certains  commencent la dégustation de leur coupe de glace par le parfum qu’ils préfèrent, alors que d’autres finissent par celui-là. Garder le meilleur pour la fin ou commencer par le meilleur pour se donner de l’élan ? Rien n’est simple, rien n’est « écrit » et pourtant, les choses avancent à leur rythme, malgré tout, et quoi qu’on en dise, nous sommes tributaires du temps qui passe, quel que soit l’ordre des choses… Il faut donc relativiser, so much to do and so little time.